Le nu dans le cinéma rétro
Page mise à jour le 28/12/2011


 
Joan Crawford (1905-1977)


Greta Garbo (1905-1990)




Louise Brooks (1906-1985)


Jean Harlow (1911-1937)

Deux photos de la championne de natation australienne Annette Kellerman (1887-1975) dans le film américain  "The Daughter of Mr Gods" (ou the Daughter of Gods, ou encore the Daughter of the Gods) - 1916 (Herbert Brenon).... Ce film de 180 minutes est la première production importante comportant des scènes de nu intégral impliquant la vedette du film !

La Sorcellerie à travers les âges (Häxan), 1921, film danois de Benjamin Christensen.


Claire de Lorez dans Morgane la Sirène de Léonce Perret (1927)


La fin du monde, film d'Abel Gance (1930)


Simone Simon, nue en perruque blonde, (références non trouvées).

Simone Simon (1911-2005)  :  Remarquée à la terrasse du Café de la Paix à Paris, par Victor Tourjansky, réalisateur russe  émigré en France, il la fit tourner dans "Le Chanteur inconnu". Sa très grande popularité avant guerre peut surprendre, son visage de lolita n'ayant rien d'exceptionnel, mais elle sut jouer de ses atouts et vendre sa popularité. Les pères et les mères la pudeur furent ainsi scandalisés par la façon dont Simone s'extasiait devant le slip de bain de Jean-Pierre Aumont dans le film "Le lac au dames" (Marc Allegret - 1934).
Simone Simon a également abordé la scène et le disque avec un succès certain, sa meilleure prestation restant son rôle de Maricousa dans "Toi c'est moi," opérette de Moïses Simons et d'Henri Duvernois dont la première eut lieu à Paris au théâtre des Bouffes-Parisiens le 19 septembre 1934. Son très joli filet de voix aurait pu lui valoir une carrière au music-hall mais elle prit d'autres chemins.
Partie à la conquête de l'Amérique, elle se planta, elle revint en France incarner le film mélodramatique (ce n'est rien de le dire) "La bête Humaine" (Jean Renoir 1938) qui sera un succès commercial et critique. Grisée par son succès et devenue trop chère pour les réalisateurs français, elle retourne aux USA où elle se fait remarquer dans deux bons films fantastiques, "La Féline" (Cat People - Jacques Tourneur -1942) et "La Malédiction des hommes-chats" (The Curse of the cat people - Robert Wise -1944).



Hedy Lamarr  dans Ecstasy de Gustav Machaty (1933)

Hedy Lamarr (1913-2000) : Considéré à un moment comme la plus belle femme du monde, sa carrière cinématographique reste cependant modeste. (il y eut quand même le Sanson et Dalila de Cecil B. DeMille en 1949). Cette femme était remarquablement intelligente (elle a déposé un brevet d'invention en matière de transmission radar) et indépendante (elle se déclara ouvertement bisexuelle à une époque où ce n'était pas spécialement accepté) mais d'un caractère instable, elle se maria et divorça 6 fois, fut arrêté deux fois pour kleptomanie, et n'obtint comme prix que celui de la " pomme acide de l’actrice la moins coopérative" en 1949
Contrairement à une légende tenace, Hedy Lamarr ne fut pas la première femme à évoluer entièrement nue au cinéma (voir plus haut) - Elle est malgré tout peut-être la première à simuler l'orgasme. Le film fit scandale, présenté à la seconde Nostra de Venise en pleine Italie fasciste, Mussolini en avala son chapeau et interdit le film, emboité par le pape Pie XII qui le condamna !
Comme toutes les scènes de nus rétro, Ecstasy à sa légende tardive : Hedy aurait exigé que les scènes de nu ne soient filmées que du haut d'une falaise afin qu'on ne voit pas de plans rapprochés, sans penser que le téléobjectif permettrait de la zoomer... Pire : Les grimaces pendant les scènes hot aurait été provoqué non pas par l'orgasme mais par des piqures d'aiguilles... (passons..)
Son premier mari, un industriel de l'armement autrichien,  tenta par jalousie de racheter (sans succès) toutes les copies du film. Ce dernier servant de plus en plus explicitement la cause nazie, Hedy Lamarr s'échappa du domicile conjugal et se réfugia dans un bordel dans lequel elle travailla toute une nuit.


Martine de Breteuil dans "Un soir de réveillon" (Karl Anton -1933)

Martine de Breteuil (1908-2007) : Dans un soir de réveillon, film américain de Karl Anton (1933) d'après l'opérette de Raoul Moretti, elle apparaît a demie nue. A l'époque les films n'étaient ni doublés, ni sous titré, mais on tournait "dans la foulée" des scènes pour les principaux pays en les adaptant au besoin aux législations locales, il y a donc fort à parier que les spectateurs américains ont été privé de cette scène

.
Edwige Feuillère dans Lucrèce Borgia, 1935

Edwige Feuillère (1907-1998)  : En 1935 elle joue le rôle de Lucrèce Borgia dans le film éponyme d'Abel Gance. La photo ci dessus est issue de ce film (à moins que ce soit une photo de tournage) et possède sa légende : "Le budget du film étant limité, la piscine dans laquelle devait évoluer Edwige ne fut construite qu'avec 80 centimètres de profondeur, même en se contorsionnant, elle ne put donc cacher son buste..." Légende presque trop belle pour être vraie, mais le scandale eut lieu, et la "pub" fonctionna. Edwige abandonna alors l'érotisme pour devenir comme disait quelqu'un "élégante jusqu'à l'ennui"


une autre scène de Lucrèce Borgia (mais sans Edwige)


L'affiche !

 


Arletty dans le jour se lève (Marcel Carné 1939)

Arletty (1898 -1992)  : Une grande dame du cinéma et une grande dame tout court. Nonobstant l'opinion de quelques pisse-vinaigres, elle restera aux yeux du plus grand nombre l'incarnation de Madame Raymonde, la belle et fière prostituée du film Hôtel du Nord (Carné 1938).
Femme libre et indépendante, elle le fut en toute circonstances, et certains voulurent le lui faire payer. Ainsi elle fut placée en liste rouge par la Resistance puis arrêté à la libération, on lui rapprocha sa liaison avec un officier allemand (lequel n'avait rien de nazi), elle eut alors cette réplique célèbre "Mon cœur est français mais mon cul est international !". En 1946, défendant les prostituées et affirmant que la fermeture des bordels finiraient par les desservir elle eut ce mot "La fermeture des maisons closes, pire qu'une faute, un pléonasme".
Arletty chantait aussi, et chantait bien, ses extrait d'opérettes comme "Un soir de réveillon" (Raoul Moretti -1932) sont un régal.
Les photos ci-dessus faisaient parties d'un plan intégré au film tel qu'il fut sorti en 1939. Il fut ensuite censuré par le gouvernement de Vichy et jamais rétabli depuis. Marcel Carné a déclaré tardivement que ce plan aurait été tournée à son insu (ben voyons...).

Yvonne de Carlo (1922-2007) : J'ignore dans quelles conditions cette photo de cette très belle femme a été prise. Elle commence sa carrière dans un night-club de Vancouver (Canada). D'abord maîtresse pendant deux ans du producteur Howard Hugues qui la lança, elle rencontre ensuite Walter Wanger, un autre producteur, qui cherchait " une fille aussi belle qu'Hedy Lamarr, aussi bonne actrice qu'Ingrid Bergman et qui peut danser comme Vera Zorina”


Sophia Loren (née en 1934) : En 1951 (sous le nom de Sophia Lazzaro) elle tourne dans "Quelles drôles de nuits" (Era lui...si, si) de Vittorio Metz et Marcello Marchesi. (musique de Nino Rota)