Strip-Tease
Page mise à jour le
01/05/2012
De strip (déshabiller) et tease (taquin). En français on
dit aussi "effeuillage". Une tradition qui fout le camp ! Un
strip-tease n'est jamais qu'un très long déshabillage, où la
fille joue avec les nerfs du spectateur s'amusant à retarder
sans cesse l'enlèvement des pièces, le tout accompagné de
musique plus ou moins lascive.
Le premier strip-tease de
l'histoire est raconté dans la Bible (plutôt gore, puisque
Salomé après s'être déshabillée devant Hérodias demande en
échange la tête (au sens propre) de son ami Jean-Baptiste,
s'en empare et continue de danser avec !)
L'appellation
date de l'époque la ruée vers l'or aux Etats-Unis, les
spectacles prodigués dans les saloons n'avaient alors pas
grand-chose à voir avec ce qu'on nous montre dans les films de
western. En France l'origine est controversée, on cite souvent
: 1884 au musical de Paris ou 1893 au bal des 4'z'Arts avec
Sarah Brown. On sait
aussi que la danseuse Gaby Deslys fut l'une des premières à le
pratiquer (mais comme elle est née en 1881, ça ne se recoupe
pas...) Le succès ne vint véritablement qu'en 1951, date à
laquelle Alain Bernardin présentera ce genre de spectacle au Crazy Horse Saloon sur les Champs Elysées. Un strip-tease
pouvait durer jusqu'à 20 minutes. Désormais dans les
spectacles érotiques on se fout trop vite à poil ! Que
voulez-vous, aujourd'hui, tout le monde est pressé !
Une tendance se dessine aujourd'hui en réaction contre le strip-tease baclé,
c'est le new-burlesque (rien a voir avec le burlesque cinématographique !) qui
s'oriente dans deux directions : d'une part une mise en scène élaborée
impliquant souvent des éléments fétichistes, d'autre part une mise en cause des
canons esthétiques dominants (notamment en matière de poids) - Voir à ce sujet
le film "Tournée"
Quelques reines du strip-tease


Rita Cadillac : (1936-1995). Strip-teaseuse au Crazy Horse Saloon . Sa seconde carrière (actrice et chanteuse) n'a pas eu le même retentissement que la première. On peut voir sur Internet un film porno avec Rita Cadillac, mais ce n'est pas la même il s'agit une homonyme brésilienne née en 1954, militante du parti socialiste brésilien, également stripteseuse et qui commença une carrière d'actrice X à 50 ans.

Lova Moore : (née en 1946) Stripteaseuse, puis meneuse de revue au Crazy Horse saloon, elle fut l'une des rares danseuse nue a connaitre en France un succès médiatique.La photographie ci-dessous date de 1977

Dita von Teese : (née en 1972), stripteaseuse, modèle et actrice américaine. Grande admiratrice de Betty Page et des grandes strip-teaseuses américaines. A 19 ans, consternée par la nullité d'un spectacle de bar de danseuses, elle interpelle le gérant en lui disant qu'elle serait capable de faire tout à fait autre chose. Il l'a pris au mot et le succès fut immédiat. Le fétichisme est omniprésent dans ses numéros (corset, chaussures, lacets…) L'un de ses numéros les plus célèbres se déroule dans un verre à cocktail surdimensionné. La marque Cointreau l'utilisa pour sa publicité
.
Courtney Cruz : (née en 1979) cette américaine est probablement l'une des meilleures représentatives de la tendance new-burlesque.

En tenue de Stormtrooper de la guerre des étoiles

Chic elle enlève le casque

Whaooh, la poitrine !

C'est quoi ces machins ridicules pour cacher les tétons ?

Comme ça, c'est mieux ?
Quelques petites affiches sur ce thème

Mlle Mady des Folies Bergère

Affiche pour le Crazy Horse
Saloon de Paris
Quelques tableaux de maître :


Burlesque

Trois tableaux de Reginald Marsh (1898-1957) Ce dernier date de 1953 et
s'intitule Striptease.

Portrait de Vienna Le Rouge (comédienne burlesque) par Charles Willmott (né en
1943)

Même modèle, même peintre (Vienna Le Rouge par Charles Willmott)

Dave Lebow (né en 1955) - Strip-Show (Années 1980)

Un hommage à Lili Sy Cyr par la comédienne burlesque Jessica
Whiteside
Quelques films sur le thème :

Melanie Griffith dans "New-York, 2 heures du matin"
(Fear City) d'Albert Ferrara 1984
Dans les années 1960, le cinéma sexy abandonna plus ou moins toute construction de scénario, ou tournait (notamment en Italie) des films dont le film conducteur était "les plus beaux cabarets du monde" ou quelque chose dans le genre, s'en suivait donc une série de numéro de strip-tease (non intégral) filmé n'importe comment avec un fil conducteur se résumant en un commentaire en voix off. Trois cinémas parisiens se sont spécialisés dans ce genre de films, sur les Grands Boulevards : Le Midi-Minuit, le Neptuna et le Strasbourg. Passés au porno à la fin des années 1970', ils sont aujourd'hui disparus. C'est la vie ! (voir aussi cette page)
Et on termine par un peu d'humour !

Un amateur imprévu